Bon, au moins c’étaient des zombis sympathiques. Avec eux, pas de danger de se faire bouffer le cerveau, ils sont plutôt du type à dévorer les planches, les crayons et les idées. Ce n’est pas une explosion atomique ou un virus virulent qui a fait voir le jour à ces zombis, mais plutôt 24 heures consécutives de création, de dessin, d’idées et de bonne musique qui a transformé ces artistes en drôles de créatures.

Sérieusement, en mettant bout à bout les cernes qui ceinturaient les yeux bouffis des participants, on ne se rendrait pas jusqu’à la lune, mais on ferait probablement assez de chemin pour traverser la rue aller-retour. Les conversations étaient plus lentes, les réactions décalées, les expressions hagardes. Un bénévole, qui a d’ailleurs presque vu son immense travail de numérisation des planches être perdu en l’espace d’un double-clic de trop, a eu une réaction de soulagement un peu beaucoup amortie quand il est parvenu à régler le problème, expliquant lui m’ême qu’il « se sentait autant de concentration qu’un hamster ». Bien vu.

Malgré cette hébétude généralisée (sauf pour Zviane, qui sans grande surprise, courait un peu partout, à croire que son corps auto-génère de la caféine), on sentait une réelle satisfaction chez tout le monde, le sentiment du devoir accompli étant plus fort que le désir de se mettre dans une boule pour dormir pendant 3 jours. L’organisatrice de l’événement m’a affirmé qu’elle comptait bien rééditer l’événement lors de la prochaine année. On lui souhaite de réussir.

Le résultat des travaux des artistes est en ligne. Je n’ai pas encore regardé l’ensemble des oeuvres, mais certaines d’entre elles vont évidemment retenir mon attention. Si vous avez lu mes critiques de 12 mois sans intérêt et de Printemps lunaire, vous savez que j’affectionne particulièrement les travaux de David Turgeon et Catherine Lepage. Une visite rapide sur le site m’a cependant fait comprendre qu’il est préférable, pour la consultation des planches, de disposer d’un écran plutôt grand, si on ne veut pas se ramasser à faire défiler la planche sans arrêt. Cet inconvénient inhérent à la lecture sur écran de bande dessinée ne devrait toutefois pas vous rebuter au point de vous priver du plaisir d’aller lire ces oeuvres.











