Le Festival de Films de l’Europe de l’Est
dimanche 14 septembre 2008, par François Gélinas
La Bosnie-Herzégovine, la Bulgarie, la Croatie, l’Estonie, l’Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, la République Tchèque, la Russie, la Serbie, la Slovaquie, la Roumanie, la Slovénie et la Turquie représentent cinématographiquement l’Europe de l’Est cette année. La Roumanie est de surcroît mise en valeur au Cinéma du Parc par une exposition de photographie, Art Nouveau en Roumanie.
Voici donc la programmation de la 2me édition d’EUROfEST. L’ensemble des films sont projetés au Cinéma du Parc sauf indication contraire.
17h00
JAN SAUDEK – PRISONNIER DE SES PASSIONS, PAS D’ESPOIR D’ÊTRE LIBÉRÉ Jan Saudek - V pekle svých vášní, ráj v nedohlednu Réalisé par Adolf Zika, République Tchèque / États-Unis, 2007, 90 min., S.T. anglais L’histoire réelle et controversée du photographe, héros et marginal, Jan Sandek dont l’œuvre connut un grand succès international, bien avant qu’elle ne soit appréciée dans son propre pays. Jan Saudek y est à la fois l’homme fou de couleur et de corps torturés, mais aussi le penseur, l’homme d’idées ou plutôt l’homme d’illusions. Plusieurs trames du film s’entrecroisent et présentent différentes facettes du personnage. La trame en couleur met en lumière les faits de façon réaliste. En noir et blanc, elle se penche sur l’intimité du photographe, sans qu’il ne soit dans le cadre. Puis, la troisième suit Jan Sandek dans ses expériences intellectuelles, sensuelles et sexuelles. Compétition officielle : DOCUMENTAIRE
19h00
COURTS-CIRCUITS Kratki Stiki Réalisé par Janez Lapajne avec Boris Cavazza, Sebastijan Cavazza, Gregor Zorc, Primož Ekart, Jernej Šugman et Maša Derganc, Slovénie, 2006, 105 min., S.T. anglais Une nuit, un conducteur de bus trouve un bébé abandonné près d’un arrêt. Un homme divorcé passe prendre son fils, surexcité, pour le week-end. Une jolie doctoresse se lie d’amitié avec un tétraplégique. Ainsi se déploie une histoire sur les relations humaines pleine de délicatesse où les protagonistes sont confrontés, à travers leurs sentiments de compassion et de culpabilité, à différentes manières de voir les choses. Compétition officielle : FICTION long-métrage
21h00
VISAGES CACHÉS Sakli yüzler Réalisé par Handan Ipekçi avec Senay Aydin, Istar Gökseven, Berk Hakman, Cem Bender, Nisa Yildirim et Füsun Demirel, Allemagne / Turquie, 2008, 115 min., S.T. anglais Un film complexe et intriguant qui touche un sujet sensible : les crimes d’honneur. L’histoire commence dans un cinéma allemand où l’on présente le documentaire turque « L’honneur bafoué, une violation des Droits de l’Homme ». L’héroïne est Zurhe, une jeune paysanne turque qui a aimé un berger et a eu un enfant de lui, avant qu’il ne l’abandonne. Pour restaurer l’honneur familial, l’oncle Ali force le frère de la jeune mère à étrangler le bébé sous les yeux de cette dernière. Zurhe est la prochaine à être tuée, mais son père décide de retourner l’arme contre lui. Grâce à l’entremise d’un avocat, elle obtient une nouvelle identité et s’installe dans une ville près d’Istanbul. En participant à ce documentaire, Zurhe veut faire prendre conscience de la gravité des crimes d’honneur. Malheureusement, son oncle Ali, qui assiste à la projection en Allemagne, la reconnaît et il est déterminé à aller jusqu’au bout pour terminer ce qu’il avait commencé… Compétition officielle : FICTION long-métrage
15h00
LA MUSIQUE EST L’ART DU TEMPS, LE FILM LP PANKRTI – AUCUN AMUSEMENT Glasba je časovna umetnost, LP film Pankrti - Dolgcajt Réalisé par Igor Zupe, Slovénie, 2006, 47 min., S.T. anglais Il était une fois la musique était capable de changer le monde. “Aucun Amusement” n’est de ce temps et c’est un disque en vinyle qui a réussi à le faire. En présentant beaucoup de matière d’archives, le film se concentre sur les incidents en Yougoslavie entre 1977 et 1980, une période en s’étendant du concert de début par la bande Pankrti – le premier spectacle de punk derrière le rideau de fer – à la libération de leur premier enregistrement, appelé “Aucun Amusement” (“Dolgcajt”). Pankrti a agi comme un détonateur pour beaucoup d’événements sur la scène de musique locale, en synchronisant la culture pop dans l’état socialiste avec les mouvements à l’Ouest, en se cassant d’une société fermée et d’une histoire finalement changeante. "Sans punk et “Aucun Amusement”, le Mur de Berlin serait tombé plus tard !" les revendications Marin Rosić, la figure centrale dans le film, qui présente aussi de nombreux musiciens, des journalistes, des critiques de musique et d’autres gens de la scène en ce temps-là. Compétition officielle : DOCUMENTAIRE
SONA ET SA FAMILLE O Soni a jej rodine Réalisé par Daniela Rusnoková, Slovaquie, 2006, 37 min., S.T. anglais Ce n’est pas une vallée, juste un trou derrière une décharge. Il n’y a pas de chemin pour aller à la maison, seulement de la boue menant à un abri misérable. Tout manque, sauf les enfants. C’est ici que Sonia habite, forte et intelligente, au cœur de la réalité rom. Le film est un portrait intime d’une famille gitane de l’est de la Slovaquie pendant la période 2004-2006, un album qui laisse place aux confessions timides de Sona : la fidélité envers son mari et sa famille, les ruines de la maison où ils vivent et ses soucis pour le destin de ses 15 enfants. Compétition officielle : DOCUMENTAIRE
LA CLINIQUE Klinika Réalisé par Tomasz Wolski, Pologne, 2006, 30 min., S.T. anglais Comment réagit-on face à la vieillesse, au passage du temps et à l’inéluctable approche de la mort ? Une conversation quelconque avec un médecin peut-elle devenir une réflexion sur sa propre vie ? La Clinique est une approche sensible sur la vie de tous les jours dans un hôpital polonais, avec des personnages touchants par leur dignité et leur attitude positive dans un temps où la fin est proche. Avec une maturité surprenante, le réalisateur réussit à extraire tous leurs espoirs et leurs craintes, en imprégnant la place d’une aura poétique et contagieuse. Compétition officielle : DOCUMENTAIRE
17h00
DES CERFS SOMBRES Tumsie briezi Réalisé par Viesturs Kairiss avec Kristine Kruze, Elita Klavina, Maija Doveika, Juris Zagars, Peteris Martinsons, Viesturs Kairiss et Guntis Trekteris, Lettonie / Autriche, 2006, 85 min., S.T. anglais Ria est une jeune fille sensible et mystérieuse. Sa mère a eu un accident de voiture et ne parle plus depuis la naissance de Ria. La famille a une ferme où ils font élever des cerfs, mais les affaires ne fonctionnent pas trop bien. Pour croître leurs revenus, le père décide d’accueillir des chasseurs de cerfs dans sa forêt. Mais quand les chasseurs allemands arrivent, Ria commence une lutte désespérée pour sauver les animaux. Compétition officielle : FICTION long-métrage
19h00
SPINNING INSIDE THE RING ROAD Kruzhenie v predelakh kol’tsevoi Réalisé par Ramil Salakhutdinov avec Dmitrii Vorobiev, Svetlana Pismichenko, Oleg Kovalov, Elena Popova, Dmitrii Voronets, Konstantin Burdukov et Aleksei Barabash, Russie, 2006, 112 min., S.T. anglais Le fait d’être au hasard, la solitude, a débranché des histoires flottant dans une cage dorée d’indétermination, la mélancolie de monotonie, une lutte entre le destin et la chance qui culmine dans la reconnaissance de rite suicidaire. Ceux-ci sont les thèmes prévalent de Ramil Salakhutdinov dans son “Tournant à l’intérieur de la route de boucle”. Le film capture un milieu étonnamment contemporain : les médicaments, les affaires, les médias, le crime et le terrorisme forment la toile de fond à une exploration éthique délicate de comment vivre dans un espace arbitraire, sans forme. Compétition officielle : FICTION long-métrage
21h00
LA RÉVOLUTION DE MME RATCLIFFE MRS RATCLIFFE’S REVOLUTION Réalisé par Leslee Udwin & Ildiko Kemeny avec Jessica Barden, Iain Glen, Catherine Tate, Brittany Ashworth, Heike Makatsch et Christian Brassington, Hongrie / Grande-Bretagne, 2007, 96 min., S.T. français Elle a quitté le monde de Marks&Spencer pour aller dans le monde de Marx et Lénine. La Révolution de Mme Ratcliffe est une comédie savoureuse sur le voyage aller-retour d’une famille anglaise atypique qui part de l’Ouest Yorkshire des années ‘65 pour aller s’installer dans les -19°Celsius de l’Allemagne de l’Est. M. Ratcliffe s’est battu pour la cause, mais sa femme s’est battue pour leur famille : une déesse sexuelle à l’âge adolescente et une petite espionne communiste de douze ans. M. Ratcliffe serait-t-il capable de renoncer à son parti pour retomber en amour avec sa courageuse femme ? Compétition officielle : FICTION long-métrage
15h00
LE PSY, LA VICTIME ET LE BOURREAU IS MY STORY HURTING YOU ? Réalisé par David Homel, Canada, 2008, 52 min., S.T. français Le documentaire de David Homel plonge dans le paysage meurtri des Balkans après les guerres oubliées des années 1990 qui ont ravagé l’ex-Yougoslavie. Le docteur Vladimir Jovic est un psychiatre serbo-bosniaque. Il a vécu l’éclatement de son pays et la fin de la dictature de Slobodan Milosevic. Il s’efforce aujourd’hui de soigner ses compatriotes traumatisés par un lourd passé. À travers le parcours d’un homme exemplaire, le film explore les séquelles d’une barbarie qui a profondément marqué les consciences. Des champs de bataille au divan du psychiatre, Le psy, la victime et le bourreau est le récit d’un troublant voyage dans les coulisses de l’Histoire, là où la vérité n’est jamais simple, là où le mal fascine autant qu’il fait peur. Compétition officielle : DOCUMENTAIRE
GRAND-PÈRE ET GRAND-MÈRE Vecaistēvs un vecāmāte Réalisé par Giedre Beinoriute, Lituanie, 2007, 30 min., S.T. français Comme beaucoup d’autres Lituaniens, les grands-parents de la réalisatrice ont été contraints à l’exil par les Soviétiques en Sibérie en 1948. Cette période noire de l’histoire de la Lituanie est racontée d’une façon très personnelle, dans le genre d’un conte de fées moderne. Le visuel du film est fait de photographies de famille, des matériaux des archives nationales et des moments d’animation. Le narrateur est une petite fille, par les yeux de laquelle on voit avec candeur les tragiques événements de la période soviétique. Compétition officielle : DOCUMENTAIRE
17h00
N’EN PARLONS PAS Neruna par to Réalisé par Una Celma avec Rēzija Kalniņa, Sandra Zvīgule, Ģirts Ķesteris, Juris Žagars, Harijs Spanovskis, Lenarda Ķestere et Lāsma Bušmane, Lettonie, 2007, 109 min., S.T. anglais À chaque relation, Beatrice pense qu’elle a trouvé l’amour de sa vie et qu’elle s’est accomplie en tant que femme. Mais en réalité, elle ne vit que des histoires de circonstance, s’effondrant comme des châteaux de cartes. Les beaux mots et les sentiments illusoires sont-ils la vraie harmonie qu’elle recherche ? N’en parlons pas est l’histoire d’une femme dans la trentaine qui, pour la première fois de sa vie, est obligée de revoir son identité et d’apprendre à décider par elle-même. Compétition officielle : FICTION long-métrage
19h00
DEMAIN MATIN Sutra ujutru Réalisé par Oleg Novaković avec Uliks Fehmiu, Nada Šargin, Lazar Ristovski, Nebojša Glogovac, Ljubomir Bandović, Radmila Tomović, Danica Ristovski et Milos Vlalukin, Serbie, 2006, 92 min., S.T. anglais Après 12 ans de travail au Canada, Nele revient à Belgrade pour se marier, mais avant il veut retrouver sa gang de jeunesse. Des partys arrosés d’alcool et de drogue replongent les cinq amis dans la même atmosphère d’autrefois. Mais qu’est-ce qui a changé depuis ? Rien en apparence et pourtant... Un film qui parle de leurs choix et de leurs insécurités, tout en témoignant de leur résistance aux modèles de succès dans la vie. Nele, qui s’est le plus approché de ce modèle, n’en sera pourtant pas plus gagnant. Compétition officielle : FICTION long-métrage
21h00
L’OTAGE Kilnieks Réalisé par Laila Pakalnina avec Branko Zavrsan, Kristaps Mednis, Jekabs Nakums, Pauls Butkevics et Ieva Puke, Lettonie, 2006, 74 min., S.T. anglais Un pirate de l’air, poussé par des motivations personnelles, détourne un avion et l’oblige à se poser à Riga, la capitale de Lettonie. Il laisse sortir tous les passagers de l’avion, à l’exception d’un enfant qui non seulement n’est pas terrifié, mais essaye de s’opposer à lui. Une franche complicité se développe alors entre eux. Ainsi, aux demandes de rançon exigée du terroriste, s’ajoutent celles de l’enfant : du chocolat et un CD pour apprendre la langue lettone. Pendant ce temps, cette prise d’otage provoque indirectement tout plein de chamboulements dans la vie tranquille mais excentrique des Lettons. Compétition officielle : FICTION long-métrage
17h00
SALUTATIONS DE l’ESTONIE SOVIÉTIQUE Tervitusi Nõukogude Eestist ! Réalisé par Urmas E. Liiv, Estonie, 2007, 59 min., S.T. anglais Il y a 20 ans, ils étaient persécutés par le système soviétique et connus comme dissidents : Tiit, qui avait déjà essayé de renverser le gouvernement dans l’Estonie libre, Tuune, un membre du Parlement Européen et Lagle, une ancienne sœur. Quinze ans se sont écoulés depuis l’effondrement de l’Union Soviétique et l’Estonie est plus riche que jamais. Et pourtant, selon des études sociologiques, beaucoup d’Estoniens considèrent que la vie était meilleure lors du régime communiste. Par l’intermédiaire de films d’archive sur la vie soviétique, le film tente de comprendre pourquoi les trois protagonistes ne se sont pas adaptés à la vie postcommuniste et si la cause pour laquelle ils ont lutté s’est vraiment réalisée. Compétition officielle : DOCUMENTAIRE
ON VA SE VOIR À DENVER Sejdeme se v Denveru Réalisé par Jan Šikl, République Tchèque, 2007, 52 min., S.T. anglais Le film présente l’évolution de deux générations de la famille Cvancara, déployée entre 1920 et 1970, et devient ainsi une réflexion sur le destin de la Tchécoslovaquie. František et son frère ont grandi dans le cinéma de leur père, où ils ont été influencés par les westerns américains. La nationalisation de l’industrie du film force la famille à céder le cinéma, interdit au protagoniste de continuer ses études et le met en prison, pour qu’il décide finalement d’émigrer au-delà de l’océan, dans les places auxquelles il avait tant rêvé pendant son enfance. On va se voir à Denver est la réplique des héros favoris des deux frères, une façon de se dire « au revoir » entre les gars. Compétition officielle : DOCUMENTAIRE
19h00
LA PREMIÈRE JOURNÉE Pierwszy dzien Réalisé par Marcin Sauter, Pologne, 2007, 21 min., S.T. anglais Au milieu d’une nature encore sauvage, les enfants de la toundra vivent dans des tentes. Mais voilà qu’arrive le jour fatidique où il leur faut tout quitter, à commencer par leurs parents, leurs maisons et leur toundra… pour gagner l’internat de la ville la moins éloignée. Dès le premier jour d’école, le processus de « russification » commence par une mémorable leçon de géographie : dans cette longue route qui mène de l’enfance à l’âge adulte, une première frontière est franchie. Compétition officielle : DOCUMENTAIRE
LE VILLAGE QUI S’ENFONCE Nincs megállás Réalisé par Màrton Szirmai, Hongrie, 2007, 23 min., S.T. anglais Le village hongrois Medgyesbodzás s’enfonce lentement dans le sol et ses habitants en sont impuissants. Leurs maisons, pleines de fissures, sont soutenues par des poutres en contreforts. Quelques tourbes d’herbes ici et là cachent une dénivellation menaçante. Le village reçoit très peu d’aide des autorités nationales, c’est pourquoi les villageois se sont tournés vers l’Union Européenne. Les jeunes désertent le village et une solution paraît plus lointaine que jamais. Par ailleurs, la cause de l’enfoncement n’est pas claire. Certains gens accusent les compagnies pétrolières, d’autres la station hydraulique. Il y en a même qui remettent en question la nature géologique du sol. Compétition officielle : DOCUMENTAIRE
LE COUTEAU Nuga Réalisé par Marko Raat avec Mait Malmsten, Kersti Heinloo, Britta Vahur, Kädi Metsoja, Elle Kull et Gert Raudsep, Estonie, 2007, 60 min., S.T. anglais « Des fois la vie est tellement ennuyante… Et si la solution serait de commettre un crime ? Mais ce n’est pas envisageable. Ce serait mal et ça ne m’aiderait pas non plus. » Pour Ekke, reconnaître sa faute consisterait en plus à avouer qu’il a été assez stupide pour se tromper de crime. Peut-être qu’il n’a juste pas trouvé le bon crime. Ou que le bon crime ne l’a pas encore trouvé. Compétition officielle : FICTION long-métrage
21h00
LA RÉVOLUTION DE MME RATCLIFFE MRS RATCLIFFE’S REVOLUTION Réalisé par Leslee Udwin & Ildiko Kemeny avec Jessica Barden, Iain Glen, Catherine Tate, Brittany Ashworth, Heike Makatsch et Christian Brassington, Hongrie / Grande-Bretagne, 2007, 96 min., S.T. français Elle a quitté le monde de Marks&Spencer pour aller dans le monde de Marx et Lénine. La Révolution de Mme Ratcliffe est une comédie savoureuse sur le voyage aller-retour d’une famille anglaise atypique qui part de l’Ouest Yorkshire des années ‘65 pour aller s’installer dans les -19°Celsius de l’Allemagne de l’Est. M. Ratcliffe s’est battu pour la cause, mais sa femme s’est battue pour leur famille : une déesse sexuelle à l’âge adolescente et une petite espionne communiste de douze ans. M. Ratcliffe serait-t-il capable de renoncer à son parti pour retomber en amour avec sa courageuse femme ? Compétition officielle : FICTION long-métrage
17h00
DES CERFS SOMBRES Tumsie briezi Réalisé par Viesturs Kairiss avec Kristine Kruze, Elita Klavina, Maija Doveika, Juris Zagars, Peteris Martinsons, Viesturs Kairiss et Guntis Trekteris, Lettonie / Autriche, 2006, 85 min., S.T. anglais Ria est une jeune fille sensible et mystérieuse. Sa mère a eu un accident de voiture et ne parle plus depuis la naissance de Ria. La famille a une ferme où ils font élever des cerfs, mais les affaires ne fonctionnent pas trop bien. Pour croître leurs revenus, le père décide d’accueillir des chasseurs de cerfs dans sa forêt. Mais quand les chasseurs allemands arrivent, Ria commence une lutte désespérée pour sauver les animaux. Compétition officielle : FICTION long-métrage
19h00
LA CLASSE Klass Réalisé par Ilmar Raag avec Vallo Kirs, Pärt Uusberg, Lauri Pedaja, Paula Solvak et Margus Prangel, Estonie, 2007, 94 min., S.T. anglais Dans une classe d’un lycée, Joosep, « l’intello », sert de bouc émissaire à l’ensemble des élèves. Un jour, fraîchement débarqué de la campagne, Kaspar prend la défense de Joosep en interrompant les brimades coutumières. Sans le savoir, il a brisé la norme, le schéma sociétal confortablement installé au sein de la classe. Dès lors, tout bascule. Kaspar est rejeté à son tour. Les autres élèves décuplent leur haine et leur mépris à l’égard des deux moutons noirs. Mais le père de Joosep est dans les forces armées et il garde des armes chez eux. C’est le début d’une guerre où la limite entre l’humiliation et le crime n’existe plus. Compétition officielle : FICTION long-métrage
LA GARE DE GDANSK Dworzec Gdanski Projeté à l’Espace Cinéma du Centre Segal Réalisé par Maria Zmarz-Koczanowicz, Pologne, 2007, 55 min., S.T. anglais L’action du film se situe à Ashkelon, station balnéaire de la Méditerranée où depuis 1988 se réunissent les émigrés polonais d’origine juive qui ont été forcés de quitter la Pologne après les « événements de Mars 68 ». En 2006, plus de cinq cent personnes étaient présentes à la cinquième rencontre, certains sont venus avec leurs enfants déjà adultes. Depuis leur exil, la mémoire de la Pologne reste pourtant vive. Mais cette mémoire demeure complexe, marquée par le rejet et l’humiliation. Le film s’attache à retracer les destins de ces hommes et de ces femmes chassés de leur pays natal par le pouvoir communiste. Le point de départ ? La gare de Gdansk, au nord du Pologne. Compétition officielle : DOCUMENTAIRE
POSTHUMOUS PICKLE PARTY Projeté à l’Espace Cinéma du Centre Segal Réalisé par Ezra Soiferman, Canada, 2007, 47 min., V.O. anglaise Une incursion délicieuse et pour peu révérencieuse dans un des derniers commerces traditionnels de la communauté. En plein cœur de Montréal, sur le boulevard Saint-Laurent, carrefour de la diversité culturelle montréalaise. Un mois après la mort de Simcha Leibovich, des habitués de l’épicerie Simcha se rencontrent pour discuter du mystérieux Monsieur Leibovich et, bien sûr, pour manger ses fameux cornichons maison. On retrouve dans Posthumous Pickle Party le célèbre sculpteur Stanley Lewis, Josh « Socalled » Dolgin, le critique culinaire Barry Lazar, Daniel Seligman et beaucoup d’autres parmi les clients dévoués de Simcha. Compétition officielle : DOCUMENTAIRE
21h00
DIRINGAS DIRINGAS Réalisé par Ignas Miskinis avec Dainius Gavenonis, Juozas Gaizauskas, Neringa Varnelyte, Vytautas Anuzis, Rimvydas Kalvelis, Arturas Sablauskas, Sigitas Plausinaitis, Edita Uzaite et Ramunas Cicenas, Lituanie, 2006, 95 min., S.T. anglais Deux agences de publicité sans scrupules sont en compétition féroce pour un nouveau produit, Diringas. Une vidéo pour ce produit-phénomène doit être tournée en 24 heures, une chance à ne pas manquer. Mais ce qui paraît au début comme une grande opportunité, s’avère être un vrai cauchemar : tout le monde y met ses espoirs personnels, mais à la fin tout le monde est perdant. Diringas est une comédie noire sur les effets de l’image fétiche et le monde de la publicité. Compétition officielle : FICTION long-métrage
EXPÉDITION « LES JUIFS » Expedice : Zidi z Litomyšle Projeté à l’Espace Cinéma du Centre Segal République Tchèque, 2006, 47 min., S.T. anglais Jusqu’en 1942, la région de Litomyšl en Bohême de l’Est abritait une importante population de juifs tchèques. 60 ans après, il ne reste qu’un vieux cimetière abandonné, enterrés sous le souvenir de la guerre, du communisme et du temps. Deux génération écoulées, les adolescents de Litomyšl essayent de reconstituer ce qui a été mis de côté, à l’aide des leurs caméras et de leurs curiosité. Le documentaire présente l’aventure naïve des enfants dans le passé complexe d’une petite ville de campagne. Un documentaire plein d’amusement, de surprises, d’éducation et de musique pop. Compétition officielle : DOCUMENTAIRE
GENIUS LOCI Projeté à l’Espace Cinéma du Centre Segal Réalisé par Alois Ditrich, Slovaquie, 2007, 37 min., S.T. anglais Que reste-t-il de la grande Synagogue de Bratislava, ce temple que l’on a fermé durant le communisme ?! Aujourd’hui le site n’est plus que l’hôte de débris et d’oublis… Ahasver est une sorte de sourcier qui tente de trouver à l’aide de sa baguette la mémoire oubliée de lieux sacrés. Que cherche-t-il à percer ? Dès 140 000 Juifs originaires de Bratislava, il n’en reste plus que 3000 aujourd’hui. Ce destin fatal est directement lié à la disparition d’au moins 105 synagogues slovaques. Aujourd’hui, la plupart de ces anciens lieux de prières ont été convertis en bar, centre commerciaux, entrepôts, gym, etc. À la fois comique et tragique, ce documentaire poétique met en scène la perte identitaire d’un héritage spirituel et culturel à travers le patrimoine architectural.
17h00
LA RUE GRAFFITI Ulica Grafita Réalisé par Sergej Kreso, Bosnie-Herzégovine / Croatie, 2007, 56 min., S.T. anglais Vers la fin des années ’80, La Banda était un des plus importants groupes de rock alternatif de Sarajevo. À cette époque-là, ils travaillaient sur leur tout premier album. Mais la guerre éclata en Bosnie et les obligea à interrompre leur projet. 15 ans plus tard, les anciens membres du groupe se cherchent l’un l’autre dans les 5 pays qu’ils habitent maintenant. Ils organisent des retrouvailles à Sarajevo, la ville où jadis ils ont vécu et composé leur musique, cela afin de terminer ce qu’ils avaient commencé. Que s’est-il passé depuis avec la ville et avec la scène musicale à laquelle ils ont fièrement appartenu ? Partagent-ils encore la même façon de travailler ensemble et les mêmes amitiés ? Compétition officielle : DOCUMENTAIRE
JOE VA EN SERBIE Moj drug Srbija Réalisé par Sonja Blagojević, Serbie, 2008, 50 min., S.T. anglais Chaque année depuis quatre ans, Joseph Arone de San Francisco voyage en Serbie. Son personnage clownesque, Joe Mama, arpente, de juillet à septembre, les rues de petits villages ou de la capitale, du festival de la trompette ou de la zone de guerre. Sa seule mission ? Apporter un peu de bonheur partout où il va. Joe fait la fête quand il peut, mais pour lui, la joie est beaucoup plus profonde. Il veut l’amener là ou les gens ou oublié qu’elle existe. Le cirque « Bread and Cheese » qu’il a fondé avec ses amis serbes tourne au Kosovo et propose des représentations aux enfants réfugiés. Le film vous invite à entrer dans un monde ou un étranger devient l’ami que vous n’avez jamais connu ! Compétition officielle : DOCUMENTAIRE
19h00
SPINNING INSIDE THE RING ROAD Kruzhenie v predelakh kol’tsevoi Réalisé par Ramil Salakhutdinov avec Dmitrii Vorobiev, Svetlana Pismichenko, Oleg Kovalov, Elena Popova, Dmitrii Voronets, Konstantin Burdukov et Aleksei Barabash, Russie, 2006, 112 min., S.T. anglais Le fait d’être au hasard, la solitude, a débranché des histoires flottant dans une cage dorée d’indétermination, la mélancolie de monotonie, une lutte entre le destin et la chance qui culmine dans la reconnaissance de rite suicidaire. Ceux-ci sont les thèmes prévalent de Ramil Salakhutdinov dans son “Tournant à l’intérieur de la route de boucle”. Le film capture un milieu étonnamment contemporain : les médicaments, les affaires, les médias, le crime et le terrorisme forment la toile de fond à une exploration éthique délicate de comment vivre dans un espace arbitraire, sans forme. Compétition officielle : FICTION long-métrage
STRUMA Projeté à l’Espace Cinéma du Centre Segal Réalisé par Radu Gabrea, Roumanie, 2001, 56 min., V.O anglaise avec S.T. anglais Aux derniers jours de 1941, un yacht converti qui s’est appelé “Struma” a porté 769 Juifs roumains fuyant de Ion d’Antonescu, le représentant du régime brutal soutenu de nazi. Ils sont parti de la Mer Noire, de la ville côtière de Constanta, vers la Palestine contrôlée par les Britanniques. Après seulement quelques jours sur la mer, le navire a développé le problème de locomotive et a été forcé à receler dans le port d’Istanbul. Depuis deux mois une lutte politique et diplomatique compliquée s’est ensuivie entre l’Allemagne, la Turquie, la Grande-Bretagne et l’Union soviétique. Finalement, les passagers harcelés où s’est assemblé à bord et a remorqué dans la Mer Noire. Il y a un jour plus tard, il a été torpillé et tous sauf un passager sont morts.
ROUMANIE ! ROUMANIE ! Rumenye ! Rumenye ! Projeté à l’Espace Cinéma du Centre Segal Réalisé par Radu Gabrea, Roumanie, 2006, 50 min., V.O. anglaise Le film recrée l’histoire du genre Kletzmer, la musique instrumentale juive, née dans l’Europe de l’Est et Centrale, qui est devenue, à temps, un symbole de la culture juive. Kletzmer, une partie importante de mariages et d’autres festins juifs, est de nos jours un lien entre le développement de la culture européenne et de la culture juive et représente sa reprise. Le documentaire, fait en 2006, célèbre la connexion inséparable entre le juif et la culture roumaine. Elizabeth Schwartz est un des artistes qui parlent du sujet. On l’a appelée “le Piaf de chanson Yiddish”. Le premier enregistrement de Schwartz en Yiddish, hébreu et chants Ladino pour le studio Mondiale Naxos, “le Jardin d’Yidn”, a passé pour la première fois le sondage Musique du Monde dans le “Mundial Top World Music” du Canada. Ce morceau a été acclamé comme “un repère dans la chanson Yiddish moderne” (Sing Out ! Magazine). Les ancêtres d’Élizabeth sont venus de Targu-Frumos, la Roumanie.
21h00
COURTS-CIRCUITS Kratki Stiki Réalisé par Janez Lapajne avec Boris Cavazza, Sebastijan Cavazza, Gregor Zorc, Primož Ekart, Jernej Šugman et Maša Derganc, Slovénie, 2006, 105 min., S.T. anglais Une nuit, un conducteur de bus trouve un bébé abandonné près d’un arrêt. Un homme divorcé passe prendre son fils, surexcité, pour le week-end. Une jolie doctoresse se lie d’amitié avec un tétraplégique. Ainsi se déploie une histoire sur les relations humaines pleine de délicatesse où les protagonistes sont confrontés, à travers leurs sentiments de compassion et de culpabilité, à différentes manières de voir les choses. Compétition officielle : FICTION long-métrage
LE COQ DÉCAPITÉ Cocosul decapitat Projeté à l’Espace Cinéma du Centre Segal Réalisé par Radu Gabrea & Marijan D. Vajda, Roumanie / Autriche / Allemagne / Hongrie, 2007, 97 min., S.T. anglais Une émouvante histoire de maturation dans un moment de changement extrême : 23 août 1944 dans une petite ville de la Transylvanie roumaine, Felix Goldschmidt, 16 ans, attend ses camarades de classe pour leur traditionnelle soirée d’Exitus (fin des études). Cependant, ce jour même, le royaume de la Roumanie se sépare de son allié de longue date- l’Allemagne Nazie -, de ce fait mettant fin à l’histoire fortement réussie, vieille de 800 ans, de l’immigration allemande ethnique aux pieds des montagnes Carpates. C’est la formidable histoire de l’aveuglement des jeunes face à l’élévation du fascisme, de la destruction des valeurs bourgeoises, du premier amour et des amitiés brisées.
17h00
PAS DE PLACE POUR VOUS ICI Na ovom radnom mjestu nema mjesta za vas Réalisé par Slaven Zimbrek, Croatie, 2007, 51 min., S.T. anglais « Des patients avec des problèmes mentaux, oubliez ça ! Ils ne peuvent même pas se contrôler. Qui voudrait embaucher un fou qui peut s’amuser à tuer ou pire encore ? » Des passants au centre de Zagreb expriment leurs opinions sur le droit au travail de gens faisant partie des groupes vulnérables. Pas de place pour vous ici est un documentaire qui traite des préjugés sociaux et de la discrimination au travail par le biais de témoignages des protagonistes. Chaque témoin fait partie d’un groupe vulnérable représentatif : personnes avec des handicaps physiques et sensoriels, personnes avec des déficiences mentales, des gitans (Rom), des gens vivant avec le V.I.H. et le sida et même des homosexuels. Compétition officielle : DOCUMENTAIRE
L’ ÎLE DE JOHN DORED Dzona Doreda sala Réalisé par Dzintra Geka, Lettonie, 2007, 44 min., S.T. anglais « Je me suis toujours senti limité par les scénarios et les mises en scène. J’ai toujours voulu désespérément la liberté. Je suis devenu cameraman justement pour pouvoir filmer ces choses pour lesquelles le Père des cieux est le seul à écrire le scénario », disait John Dored. John Dored est le premier cameraman letton à être formé par le réalisateur français Charles Pathé, il a filmé dans les lignes de front pendant la première guerre mondiale et il a été le seul étranger à filmer (illégalement) les funérailles de Lénine. Aux États-Unis, il a travaillé comme correspondant pour Paramount News pendant 25 ans et il a continué à faire des reportages dans les zones de guerre. Le film se porte sur les journaux et les correspondances entre John Dored et de sa bien-aimée Elizabeth, et trace le portrait d’un homme à carrière exceptionnelle, son destin, son amour, sa vie et sa mort.
19h00
DEMAIN MATIN Sutra ujutru Réalisé par Oleg Novaković avec Uliks Fehmiu, Nada Šargin, Lazar Ristovski, Nebojša Glogovac, Ljubomir Bandović, Radmila Tomović, Danica Ristovski et Milos Vlalukin, Serbie, 2006, 92 min., S.T. anglais Après 12 ans de travail au Canada, Nele revient à Belgrade pour se marier, mais avant il veut retrouver sa gang de jeunesse. Des partys arrosés d’alcool et de drogue replongent les cinq amis dans la même atmosphère d’autrefois. Mais qu’est-ce qui a changé depuis ? Rien en apparence et pourtant... Un film qui parle de leurs choix et de leurs insécurités, tout en témoignant de leur résistance aux modèles de succès dans la vie. Nele, qui s’est le plus approché de ce modèle, n’en sera pourtant pas plus gagnant. Compétition officielle : FICTION long-métrage
LE PÉRIPLE DE GRUBER Calatoria lui Gruber Projeté à l’Espace Cinéma du Centre Segal Réalisé par Radu Gabrea avec Florin Piersic Jr., Claudiu Bleont, Marcel Iures, Udo Schenk et Razvan Vasilescu, Roumanie / Hongrie, 2007, 96 min., S.T. anglais Le périple de Gruber, dirigé par le directeur bien connu Radu Gabrea, est une comédie tragique absorbante qui se concentre sur les essais de la recherche du journaliste italien de guerre Curzio Malaparte par Josef Gruber, un docteur juif, dans Iassy (la Roumanie) pendant la Deuxième guerre Mondiale. Curzio espère que le docteur aidera à guérir son allergie sévère, mais personne ne sait apparemment où il est.
21h00
LES ENFANTS DE HARTMANICE Děti z Hartmanic Projeté à l’Espace Cinéma du Centre Segal Réalisé par Lucie Králova, République Tchèque, 2006, 30 min., S.T. anglais « Hartmanice est une place loin de tout. Je suis content d’avoir eu l’occasion de faire ce film, au moins nous avons quelque chose à faire tandis que les gens ici ne font que rester chez eux et regarder la télé pour tuer leur temps. C’est vraiment ennuyant. Au début on pensait que ce projet était une blague : chercher des gens qui ne sont plus ici et qu’on a jamais connus ». Huit enfants âgés de 11 à 15 ans font un film sur la mémoire des lieux, dans un petit village de montagne de Bohême à 20 kilomètres de la frontière allemande. Hartmanice, antisémitisme, préjugés, tabous, relations entre Allemands, Juifs et Tchèques font le sujet d’un questionnement qui veut réconcilier générations présentes et passées.
Cinéma du Parc | 3575 Avenue du Parc | 514.281.1900 Centre Segal | 5170 Chemin de la Côte-Ste-Catherine | 514.739.7944
