Fenêtre sur Seinfeld

Une publicité à propos de rien

Facile à comprendre, difficile à intégrer, tout comme son produit. Le public cible semble d’ailleurs être les mexicains et les simples d’esprit amusés par les clowns…

Microsoft lançait, le 4 septembre dernier, sa nouvelle campagne publicitaire, signée Crispin Porter + Bogusky. La première publicité de la nouvelle campagne pour Windows met en vedette le PDG de Microsoft, Bill Gates, aux côtés de l’humoriste de renommée internationale Jerry Seinfeld.


The Future. Delicious.

Surtout, ne cherchez pas à trop analyser ce message, ne vous cassez pas la tête, le but est facile à comprendre. Il y a deux étapes distinctes, suivit d’une troisième - un peu comme un ctrl, alt + delete. En premier lieu, Jerry Seinfeld nous fait rire en parlant de n’importe quoi avec Bill Gates. Dans le cas présent, il s’agit de chaussures, objets utiles que les Nord-Américains se servent tous les jours, à l’instar d’un système d’exploitation sur un ordinateur. Le téléspectateur, rivé à son écran, attend la suite.

C’est là que le message atteint son paroxysme en impliquant que Microsoft changera le futur avec la sortie de sa prochaine application, qui devrait faire taire tous les sceptiques de la planète. « Donne-nous un signe, Bill Gates, toi qui est un Dieu tout puissant », semble dire Jerry Seinfeld. Le téléspectateur, naïf, a tout gobé d’un coup.

Finalement, le pack shot, « The Future. Delicious » suivi du célèbre logo de Microsoft Windows. Et voilà, du bon travail ! De la bonne bouillie pour les troupes.

Évidemment, les utilisateurs sont nombreux à crier haut et fort leur mécontentement face aux nouvelles versions de Windows, qui années après années, revient nous offrir plus de puissance et plus de performance malgré la lourdeur opérationnelle du système d’exploitation. Quelle belle reprise de la publicité originale, avec un bon gag de premier degré facile à comprendre, comme le message de Microsoft, d’ailleurs.

The Future Stinks
lundi 8 septembre 2008, par François Gélinas

Créé, géré, édité et bidouillé par David Lamarre. Tous droits réservés (2008)